N.I.P
"Il n' y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit" (Napoléon 1er)
Si, aujourd'hui, vous voyez des gens se promener dans la rue avec un brassard noir, ne
soyez pas surpris. Tous les ans, le 21 janvier, les nostalgiques de la monarchie commémorent la mort de Louis XVI guillotiné le 21 janvier 1793.
Ainsi disparaissait le dernier héritier de la monarchie de droit divin, faute d'avoir su réformer la France et évoluer vers une monarchie constitutionnelle.
Durant son règne, la France est confrontée à une grave crise économique et financière et la dette de l'Etat est lourde (déjà à l'époque ! ).
Si Louis XVI réunit les états généraux en 1789, ce n'est pas pour engager les réformes de fond dont a besoin la France, mais pour discuter des
problèmes fiscaux et faire face à la crise financière due, entre autres, à l'engagement militaire de la France contre l'Angleterre pour défendre les colons américains. Si la France prend sa
revanche sur l'ennemi anglais, elle coûte chère aux finances publiques.
Louis XVI est garant de l'absolutisme et considère que l'exécutif et le législatif dépendent de sa seule personne.
Il demande donc aux trois ordres convoqués (la noblesse, le clergé et le tiers état) de délibérer séparément sur les questions fiscales, montrant ainsi sa volonté de ne rien changer aux
structures fondamentales de la société.
L'assemblée du tiers état se proclame le 17 juin "assemblée nationale". Louis XVI risposte et accorde certaines concessions dont la liberté
individuelle, la liberté d'expression et l'égalité devant l'impôt. Cependant, il demande toujours aux trois assemblées de sièger séparément.
L' "assemblée nationale" passe outre et poursuit ses travaux. Les jours suivants, la majeure partie du clergé et certains nobles la rejoignent.
Louis XVI feint de céder et accepte la réunion des trois ordres, reconnaissant implicitement l'assemblée nationale. Dans le même temps, il concentre des troupes en vue de
dissoudre cette assemblée. Cette réaction provoque la panique dans Paris menacé par la disette.
L'assemblée nationale s'est entre-temps proclamée assemblée nationale constituante. Des troubles éclatent à Paris le 14 juillet 1789 devant l'intransigeance de
Roi. C'est le début de la révolution et la prise de la Bastille.
Les nouveaux mouvements de troupes autour de Versailles en octobre entrainent la colère des Parisiens qui marchent sur Versailles et ramènent le Roi à Paris. Le Roi est prisonnier du peuple.
Dans les années qui suivent, Louis XVI mènera un double jeu, déclarant notamment la guerre à l'Autriche en espérant la défaite des troupes françaises pour être rétabli sur le trône.
La fuite à Varennes précipite sa fin. Incarcéré au temple avec sa famille, la convention (nouvelle assemblée) intente au Roi un procès pour haute trahison.
La convention vote finalement sa mort à une courte majorité, 387 votes pour, 334 votes contre et 28 abstentions. Si le vote avait été secret, il aurait probablement sauvé sa
tête.
Il est guillotiné le 21 janvier 1793, place de la révolution (place de la concorde maintenant).
Malgré la restauration des Bourbons en 1815, la monarchie française a vécu ses derniers jours, faute d'avoir su se réformer, éternel mal français.

Ndlr : La présence de certaines coquilles m'a amené à apporter quelques corrections à cet article, vous voudrez bien m'en excuser.
Elections régionales ou l'envie d'aller à la pêche
Playlist de Matt : Trip-Hop
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A propos de la situation d'avant 1789 (l'endettement pharaonique de l'Etat français, dans un contexte de crise économique), je t'enverrai, par mail, un article de Jean-François Kahn, publié dans le numéro de "Marianne" de la semaine dernière: il y compare les années 1788 et 2009 avec un certain talent.
Ou quand l'histoire permet d'éclairer le présent en nous aidant à ne pas reproduire les mêmes erreurs !